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Vieux métier : Les Peigneurs de Chanvre du Bugey par E. Jacquemet (1933)

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  Le teilleur de chanvre (Ain) Ce texte de E. Jacquemet, inspecteur primaire, est tiré du  Bulletin de la Société des naturalistes et des archéologues de l'Ain , 1934. Il était une fois..., c'est ainsi que commencent tous les contes. Mais ce qui va suivre n'est pas un conte, c'est l'histoire de groupements d'ouvriers migrateurs et saisonniers, originaires de quelques villages du Bugey et, je crois aussi, de la Savoie : les peigneurs de chanvre. Il fut un temps qui n'est pas très lointain, une cinquantaine d'années tout au plus, où la culture du chanvre était très en honneur dans tous les villages. Bien qu'elle ait à peu près disparu, beaucoup de terres où elle était pratiquée conservent encore le nom de « chènevières ». Cette culture alimentait toute une industrie familiale. Après la récolte qui avait lieu en août-septembre, le chanvre était mis à rouir sur le pré, dans la mare ou dans la rivière, selon les pays. Puis, pendant les veillées d'auto...

Illustrations de petits commerces par Nathalie Parain (1935)

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  Ces illustrations de Nathalie Parain sont tirées du livre pour enfant Faites votre marché , édité chez Flammarion (Paris) en 1935.

Témoignage : Les Noëls de mon enfance (1931-1941) à Bosseron (Ain)

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  Ce témoignage est issu du Bulletin municipal de Neuville-sur-Ain n° 16, année 2006.  Noël ! J'en ai déjà compté beaucoup dans ma vie... Mais Noël de mon enfance à Bosseron, sous la férule du bonhomme hiver est resté à jamais au fond de mon cœur. Qui n'a pas le souvenir d'un de ces soirs de décembre, agrémenté de joyeux réveillons, cette fête qui illuminait nos hivers. Chez mes grands-parents, c'était essentiellement la fête religieuse, avec messe de minuit pour les grands. La neige était souvent abondante, le froid très vif, et les enfants restaient au logis. "Monter" à pied à l'église depuis Bosseron, un soir de Noël, relevait de l'exploit, avec les trottoirs encombrés de neige, la route verglacée et luisante, mais rien n'arrêtait les fervents paroissiens pour entendre chanter, avec foi, le minuit chrétien. Chaque famille était représentée. Lorsque les cloches carillonnaient la fin de la messe, nous guettions par-delà les carreaux embués, les lu...