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Quand Charles Vanel posait ses caméras dans l'Ain en 1929

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  Pour vous , 7 novembre 1929. En 1929, Charles Vanel (1892-1989), monument du cinéma français et acteur prolifique (il a tourné dans plus de 200 films sur une période de 78 ans : Le Salaire de la Peur, Les Diaboliques , La Belle Equipe , Sept Morts Sur Ordonnance , Cadavres exquis ...), décide de tenter sa chance derrière la caméra.  Il installe son matériel dans l’usine de ciment de la Roche Noire à Jujurieux (01), pour tourner « Dans la nuit », un des derniers films muets français. Ce film très sombre, qui fut restauré en 2002 par L’Institut Lumière , est également un document très intéressant sur les conditions de travail au début du XXe siècle dans les carrières. Ce n'est pas par hasard que Charles Vanel décide de tourner dans l'Ain. Il connait bien la région car ses grands-parents paternels tenaient une épicerie à l' Abergement-de-Varey . C'est chez eux qu'il passait toutes ses vacances lorsqu'il était enfant. Son père était ouvrier dans une scierie à J...

Descendance : Le pont de Neuville-sur-Ain est un peu le mien !

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  La petite histoire personnelle J'ai appris il y a peu de temps, une information étonnante concernant ma famille paternelle. Mon père m'apprend que sa mère, ma grand-mère donc, Yolande Aubry, descend de  Claude Charles Aubry de La Boucharderie . Claude Charles Aubry de La Boucharderie via Wikipedia . Ce jour-là, il m'appelle et me dit : " Tu iras voir la page Wikipédia du général  Claude Charles Aubry de La Boucharderie. C'est un ancêtre de ta grand-mère. Il y a du beau monde dans la famille ! " Puis il raconte : " Papa, Maman et moi avons vécu à Lens de 1939 à 1942. Un jour, Papa est revenu très tôt de son travail, la mine déconfite. Arrivé à la Poste de Lens où il travaillait, il avait découvert que le bâtiment avait complètement disparu, remplacé par un immense trou rempli de gravats. Ses collègues du service de nuit avaient tous été tués. Durant ces années pénibles à Lens, je voyais quasiment tous les jours mes grand-parents maternels qui avaient une...

Témoignage : L'école de mon enfance à Neuville-sur-Ain

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Ce témoignage est issu du Bulletin municipal de Neuville-sur-Ain n° 2, année 1992. En hommage aux institutrices qui nous ont fait l'école avant la guerre. Ces femmes admirables avaient une haute idée de leur mission. Elles nous ont appris, en même temps que la table de multiplications, l'imparfait du subjonctif et les leçons de morale, le goût pour les arts et la musique, l'amour de la famille, le respect des anciens. Elles nous ont appris ce qu'était la générosité et la probité. Lorsque je me souviens de mon école à Neuville-sur-Ain, c'est toujours avec le même émerveillement. Ce bâtiment ancien, encore fort beau, planté sur la colline, tout proche du clocher, m'a accueillie il y a près de 56 ans... dans sa classe enfantine. J'ai encore en mémoire la couleur vert d'eau des salles de classe, les encriers de faïence incorporés dans nos bureaux et remplis d'encre violette, l'odeur des cahiers neufs, des livres qui l'étaient moins, celle des pet...

Témoignage : Les Noëls de mon enfance (1931-1941) à Bosseron (Ain)

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  Ce témoignage est issu du Bulletin municipal de Neuville-sur-Ain n° 16, année 2006.  Noël ! J'en ai déjà compté beaucoup dans ma vie... Mais Noël de mon enfance à Bosseron, sous la férule du bonhomme hiver est resté à jamais au fond de mon cœur. Qui n'a pas le souvenir d'un de ces soirs de décembre, agrémenté de joyeux réveillons, cette fête qui illuminait nos hivers. Chez mes grands-parents, c'était essentiellement la fête religieuse, avec messe de minuit pour les grands. La neige était souvent abondante, le froid très vif, et les enfants restaient au logis. "Monter" à pied à l'église depuis Bosseron, un soir de Noël, relevait de l'exploit, avec les trottoirs encombrés de neige, la route verglacée et luisante, mais rien n'arrêtait les fervents paroissiens pour entendre chanter, avec foi, le minuit chrétien. Chaque famille était représentée. Lorsque les cloches carillonnaient la fin de la messe, nous guettions par-delà les carreaux embués, les lu...