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Fait divers - 1904 : Le satyre en soutane de Cerdon (Ain)

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  L'église de Cerdon, le cimetière et le mont Carmier. Aujourd'hui, lorsque des enfants victimes d'agressions sexuelles parlent, on les écoute avec attention, on les croit et l'enquête est sérieuse. Si les faits sont avérés, les agresseurs sont lourdement condamnés. Les prêtres également. Depuis peu seulement, mais ils le sont enfin après tant de siècles de non-dits et de protections cléricales. Il était temps !  Ce n'était pas du tout le cas auparavant, et ces messieurs en soutanes ne se privaient pas de profiter de leur statut "d'hommes de foi" pour abuser des enfants. Pas tous évidemment. Surtout ne pas faire de généralités... Heureusement d'ailleurs que la majorité (?) d'entre eux furent des hommes bons (mais il fallait tout de même être de nature sacrément zen pour supporter qu'un curé prenne le contrôle de tout un village en lui imposant une certaine façon d'agir et de penser).  Les bigot.e.s et le clergé ont sûrement fait le bien...

Fait divers : Le mari "assassiné" et l'épouse "meurtrière" (Neuville-sur-Ain, mai 1860)

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  Pierre tombale de la famille Petitin, cimetière de Neuville-sur-Ain. Exposé des faits par la cour d'assise de l'Ain : Le 12 mai 1860, le garde de Neuville-sur-Ain est averti qu’un habitant de la commune, le nommé Joseph Petitin, gît sans vie au bas de son escalier. L'instruction ouverte par les autorités judiciaires sur la cause de cette mort, met en évidence des circonstances de nature à faire croire à un crime.  Depuis plusieurs années, la clameur publique accuse la femme Petitin d’entretenir des  relations  coupables  avec un nommé Sicot, garçon meunier, enfant de l’hospice de Lyon, habitant la commune. Ces propos, bien faits pour exciter la mauvaise humeur du mari, amènent de fréquentes querelles dans le ménage.  En 1856, Sicot est incorporé au 7e dragons  [ Unité de cavalerie de l'armée française, créée sous la Révolution à partir du régiment du Dauphin dragons, un régiment français d'Ancien Régime. ] S on départ fait quelque peu taire les brui...

Fait divers : L'assassinat du marchand de bois de Neuville-sur-Ain en février 1950

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Nous sommes le vendredi 24 février 1950, dans une maison située à l'entrée de Neuville-sur-Ain. Il est 21 heures. Georges André, 57 ans, propriétaire d'une scierie, est attablé avec  sa femme Jeanne, née Lacombe, ses deux filles, Madeleine, 28 ans, Paulette, 22 ans et son gendre, René Bourbon, 29 ans.  Ils viennent de terminer leur repas et s’apprêtent à aller se coucher. Tout à coup, deux hommes masqués, revolver au poing, surgissent dans la cuisine.  — Haut les mains ! s’écrie l’un d’eux. Georges est mutilé de guerre, atteint de surdité, il ne réagit pas à la sommation. Le plus grand des deux individus appuie sur la gâchette. Georges André est touché en plein cœur, il s'écroule sous l'évier, mort sur le coup.  Les gangsters ligotent  ensuite les trois femmes et le gendre terrorisés puis fouillent la maison. Ils découvrent rapidement le coffre dans lequel la victime range économies et bijoux. Ils mettent le tout dans une musette, coupent le fil du téléphon...