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Affichage des articles associés au libellé Petit patrimoine

Les pavillons des années 60 sont-ils en sursis ?

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  Elle est là, figée dans son époque. Une maison aux volets clos, une façade fatiguée, une clôture qui se bat contre le temps. Construite dans les années 60-70, elle porte encore les marques d’une époque où la France bâtissait vite, beaucoup et avec l’optimisme des Trente Glorieuses. Aujourd’hui, elle attend. Mais quoi ? Un nouveau souffle ou le bruit sourd des bulldozers ? Un pavillon typique des Trente Glorieuses L’après-guerre marque une transformation radicale du paysage français. Entre 1950 et 1975, le pays se reconstruit à marche forcée, porté par une croissance économique inédite. Les familles aspirent à un confort nouveau, quittant les appartements exigus des centres-villes pour des maisons individuelles en périphérie.  C’est ainsi que fleurissent des lotissements pavillonnaires, standardisés, fonctionnels, accessibles à la classe moyenne.  L’époque voulait des maisons pratiques, pas ostentatoires. C’était l’ère où l’on accédait à la propriété sans chercher le sup...

Plaques de cocher (Part II)

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  La partie I des plaques de cocher .  Les plaques de cocher sont des plaques indicatrices en fonte ou en zinc qui étaient placées au bord des routes au XIXe siècle et au début du XXe siècle en France pour indiquer les directions et les distances aux voyageurs, notamment aux cochers. Elles ont été mises en place suite à une circulaire du ministère des Ponts et Chaussées datée du 15 avril 1835 qui demandait aux préfets d’installer des poteaux indicateurs directionnels sur les routes nationales et départementales. Les plaques de cocher comportaient le nom du lieu d’implantation, la désignation de la route, le nom des bourgs les plus proches ou les plus importants et les distances en kilomètres. Les lettres et les chiffres étaient en relief et peints en blanc pour être plus lisibles. Les plaques de cocher ont progressivement disparu avec l’arrivée de l’automobile et l’évolution de la signalisation routière. Certaines ont été détruites, d’autres ont été conservées ou restaurées pa...

La place des quatre marmoins à Charolles (71)

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  Avant 1860, une ruelle étroite qui reliait la Rue des Halles à la Place de l'Eglise, portait le nom de Rue des Quatre Marmoins à Charolles. Elle devait son nom aux quatre figures sculptées sur la plaque ci-dessus. La construction de l'église paroissiale  en 1867, la dé molition de la Poterne, puis la création des  rues et place Baudinot ont modifié l'aspect de l'ancienne ville en faisant disparaître les ruelles étroites et tortueuses des Quatre Marmoins, de la Poste, des Halles, des Fours Banaux où les porcs vagabondaient en liberté. Mais qui sont les marmoins (ou marmousets)  ? Au Moyen-Age, il était de coutume de sculpter un bas-relief au dessus de la porte d'entrée des maisons. Fréquemment, cette sculpture représentait une caricature plus ou moins grimaçante du voisin. Ce bas-relief représente quatre têtes pas très flatteuses et la légende raconte que les deux maisons en face de cette plaque étaient habitées par des collecteurs d'impôts. À vous d'en déd...

Petit patrimoine : Les bornes-fontaines Bayard

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  Vieille enseigne Bayard à Villefranche-sur-Saône (69). « La rue de Normandie est une de ces vieilles rues, à chaussée fendue, où la ville de Paris n’a pas encore mis de bornes-fontaines, et dont le ruisseau noir roule péniblement les eaux ménagères de toutes les maisons… » ( Honoré de Balzac , Le Cousin Pons , 1847). Bayard est une entreprise lyonnaise spécialisée dans la vente de produits hydrauliques, particulièrement en fonte, destinés à l'adduction d'eau ou l'arrosage. Ses modèles les plus connus sont les bornes-fontaines et les bornes d'incendie. Fondée en 1881 par Jean-Louis Bayard (fils de François Bayard, dit « Baron », modeste ouvrier serrurier à Chambéry qui inventa une machine à fabriquer des clous), au 27 rue de la Rize, elle est tout d’abord spécialisée dans les robinets de bouillottes et les robinets vinicoles, ainsi que la barre sèche-torchons des noirs fourneaux qui ne s'appellent pas encore « cuisinières ».  En 1901, Bayard invente la première bo...

Les pierres à légendes ou les curiosités géologiques naturelles du département de l'Ain

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  Le Bénitier à Cize-Bolozon. En 1925, E. Dubois, dans son récit Les monuments mégalithiques de l’Ain , cite un certain Désiré Monnier qui pensait que toutes ces pierres, (d’un poids atteignant souvent plusieurs tonnes), avaient été façonnées et posées ici et là par la main de l’homme, au nom de certains mythes ou croyances. C’est vrai pour le menhir de Pierrefiche à Simandre , quelques pierres à cupules et autres menhirs du coin, mais ce n’est évidemment pas le cas pour les énormes rochers que l’on qualifie aujourd’hui de “curiosités géologiques naturelles”. L’originalité et l’implantation de ces pierres sont, comme la qualification l’indique, complètement naturelles puisqu’elles ont été “charriées” par les glaciers, bien avant que l’homme ne fasse son apparition sur cette terre. Avec le réchauffement climatique, la glace s’est transformée en eau qui a entraîné l’érosion des calcaires et sculpté rives et rochers. André Chagny l’explique dans son ouvrage de 1927 : Les pays de l'Ain...