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"Apartheid Stop - Albertini liberté" : un graffiti de 1986 toujours présent à Pont-d'Ain (Ain)

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  Apartheid Stop - Albertini liberté ! Pont-d'Ain (01) Liberté pour Albertini - Neuville-sur-Ain (01) En 1986 les mobilisations de la jeunesse sont nombreuses.  C'est d'abord la lutte contre le projet de loi Devaquet qui prévoit une réforme de l'Université instaurant une sélection lors des inscriptions. C'est aussi le combat pour la libération de Nelson Mandela et de Pierre-André Albertini, coopérant français arrêté en Afrique du Sud pour avoir aidé l'ANC (Congrès National Africain, parti mis hors la loi sous le régime de l'Apartheid). C'est encore la lutte contre les emplois précaires comme les TUC. La mobilisation lycéenne et étudiante contre le projet de loi présenté à la fin de l'année 1986 par Alain Devaquet , ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le second gouvernement de Jacques Chirac, se concentre sur les mois de novembre et décembre 1986. Le mouvement prend très rapidement une ampleur nationale. Le 4 dé...

"Acquittez les 5 d'Oyonnax" : un graffiti de 1949 encore visible sur un mur de Nantua (Ain)

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Décidément, ce mur Nantuatien nous replonge dans l'histoire ! Aux côtés du graffiti demandant la libération d'Henri Martin ( voir ici ), se trouve celui qui réclame l'acquittement des 5 d'Oyonnax.  Cette fois-ci, les recherches sur la signification de ce tag ont été plus compliquées, mais son histoire a fini par se dévoiler grâce aux archives de presse.  Ici, le contexte n'est pas militaire mais social. Il n'est pas question de paix en Indochine mais d'expulsion de locataires.  Il faut savoir qu'à l'époque, un locataire tombant sous le coup d'une expulsion et ne trouvant pas de nouveau logement, était contraint, tant qu'il n'avait pas vidé les lieux, à verser une astreinte de plusieurs centaines de francs à l'Etat en plus de son loyer. C'est une proposition communiste, adoptée à l'Assemblée Nationale, qui a mit fin à ce scandale. Le 23 septembre 1949, parce que des centaines de travailleurs oyonnaxiens manifestent contre l...

"Libérez Henri Martin !" : un graffiti de 1950 encore présent à Nantua (Ain)

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Celui ou celle qui a peint ce graffiti, était sûrement loin de se douter qu'il serait toujours présent 70 ans plus tard sur ce mur de Nantua. Lorsque j'ai pris cette photo je ne savais pas du tout qui était Henri Martin, et j'étais loin d'imaginer que cette revendication si bien conservée avait été taguée dans les années 50. C'est une trace du passé absolument incroyable de nos jours, alors que nos villes et villages se transforment inexor ablement sous l'effet de la bétonisation galopante.  Il parait qu'en 2003 on pouvait encore voir ce graffiti dans plusieurs villes françaises. Aujourd'hui, avec les démolitions ou les ravalements de façades il doit avoir totalement disparu. Sauf ici, à Nantua, mais pour combien de temps encore ? Mais qui était donc Henri Martin ? Son nom évoque une guerre mal connue, celle menée par la France en Indochine, entre 1945 et 1954.  Pendant l’occupation nazie, à Lunery, un petit bourg du Cher, un fils d’ouvriers âgé de 16 a...

Pink Party sétoise

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Au cœur du quartier des Quatre-Ponts, à Sète, se situe la rue Pierre Semard qui relie les bassins du port au canal. Anciennement, elle portait le nom de rue Nouvelle puis l'année 1799 la baptisa rue de la Révolution. Le 1er avril 1844, elle devint rue du Pont-Neuf avant de prendre le nom, en 1945, de ce cheminot résistant, militant syndical, secrétaire général du PCF, qui fut fusillé par les allemands le 7 mars 1942 à la prison d'Evreux. Cette rue à la réputation torride fut désertée dans les années 90 car on disait d'elle que c'était "un coupe-gorge". Aujourd'hui, son habitat qui était dégradé et insalubre a été réhabilité par la ville. Le quartier, à nouveau très prisé par les acheteurs, conserve encore quelques vestiges de son passé brûlant.  Devant un sex-shop, il y avait un type. il était là. Il tambourinait sur la vitre, il disait : - C'est un véritable scandale ! Retirez-moi ça tout de suite ! Alors le vendeur est sorti, il a dit : - Retirer quo...