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[PHOTOS] - La Place de l'Abondance et ses commerces (Lyon)

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  La Place de l'Abondance. Avant que les chemins de fer aient facilité les communications, le roulage était une grande industrie. Tous les rouliers et leurs voitures, arrivant du Dauphiné et du Midi, avaient établi leur quartier général à la Guillotière ; Vaise recevait ceux du Bourbonnais, du Forez, du Beaujolais et de la Bourgogne ; la Croix-Rousse, ceux de la Bresse et du Bugey ; aussi ces faubourgs étaient-ils peuplés d'hôtelleries. A la Guillotière, l'une d'elles avait pour enseigne : A l'Abondance ; c'était une des plus célèbres et des plus achalandées. Derrière cette maison s'étendait un grand pré, qui s'appela le Pré de l'Abondance ; plus tard une rue prit ce nom. La rue actuelle n'est pas sur l'emplacement du terrain qui lui a donné son nom. Le logis de l'Abondance fut en partie démoli par le percement de la rue Vendôme. Ce qu'il en reste aujourd'hui forme l'angle sud-ouest, vers la Grande-rue de la Guillotière. Sourc...

Vieux métier : Les Peigneurs de Chanvre du Bugey par E. Jacquemet (1933)

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  Le teilleur de chanvre (Ain) Ce texte de E. Jacquemet, inspecteur primaire, est tiré du  Bulletin de la Société des naturalistes et des archéologues de l'Ain , 1934. Il était une fois..., c'est ainsi que commencent tous les contes. Mais ce qui va suivre n'est pas un conte, c'est l'histoire de groupements d'ouvriers migrateurs et saisonniers, originaires de quelques villages du Bugey et, je crois aussi, de la Savoie : les peigneurs de chanvre. Il fut un temps qui n'est pas très lointain, une cinquantaine d'années tout au plus, où la culture du chanvre était très en honneur dans tous les villages. Bien qu'elle ait à peu près disparu, beaucoup de terres où elle était pratiquée conservent encore le nom de « chènevières ». Cette culture alimentait toute une industrie familiale. Après la récolte qui avait lieu en août-septembre, le chanvre était mis à rouir sur le pré, dans la mare ou dans la rivière, selon les pays. Puis, pendant les veillées d'auto...

Témoignage : Réflexions d'un instituteur rural sur la vie artisane à la campagne en 1910

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  Beaumont-sur-Sarthe J'établis, pour mon usage personnel, une sorte de cahier de la vie des corporations de ma commune. J’y consigne au fur et à mesure les observations que je fais sur chaque métier. C’est bien moins simple que je pensais. C’est un travail indispensable ; sans lui on va au hasard, on est pris au dépourvu, et les leçons sont vides, sans lien les unes avec les autres et fort fatigantes. C’est un dossier précieux qu’il faut compléter chaque année et mettre au point. J’ai cherché aussi à me procurer quelques vieux outils, quelques ustensiles d'autrefois ; j’ai dans un coin de ma chambre un vieux rouet avec des fuseaux, des lampes à huile, des étoffes ; il me manque des costumes anciens. Qu’on me comprenne. Je veux faire d’abord un historique sérieux sur ces professions. Chez le menuisier nous voyons des pièces toutes prêtes qui lui viennent de fabriques où les sculptures, les moulures sont faites à l’aide de machines-outils. Le vieux cabinet, la vieille armoire qu...