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Affichage des articles associés au libellé Lyon

Les murmures de l'Hôtel de la Poste

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  Lyon Croix-Rousse C’est sûr, L'Hôtel de la Poste c'est pas la Villa Florentine. Au zinc, y'a Robert, le taulier. Un gars pas méchant, mais une gueule toujours bougonne, comme s'il avait mâché du gravier au petit-déj. Un matin, alors que Lyon s’éveille sous le crachin, une dame débarque. Elle est sapée comme pour un bal, mais sa binette dit qu'elle n'est pas là pour danser. C’est le genre de fille qui n'a pas mordu dans le gâteau de la vie du côté de la crème. — Bonjour beau brun, je cherche la chambre 12. Paraît qu'elle a vue sur le grand théâtre du monde, lance-t-elle avec un regard qui claque comme un coup de feu dans une ruelle sombre.  Robert la zieute avec des mirettes qui ont l'air de fouiller jusqu’au fond de son âme et lui répond sur un ton grimaçant. — La 12, ma belle, c'est tout un poème. Fais gaffe par contre, y'a des souvenirs accrochés aux rideaux qui pourraient te filer le cafard. C'est pas Versailles, hein, faut pas rêver...

Les échos clandestins de la Cour des Voraces

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  La Cour des Voraces, c'est un peu comme un vieux parrain du quartier de la Croix-Rousse, un genre de patriarche en escaliers tellement escarpés qu'ils donneraient des courbatures à un chamois. Six étages d'escalier, c'est un truc à te faire regretter d'avoir oublié ton pain en bas. Ici, les Canuts, ces gars du tissu, tissaient pas que de la soie, ils tissaient aussi des révoltes. Des vrais durs, avec des poings pas seulement faits pour passer le fil dans le chas de l'aiguille. Ces bonshommes, ils avaient le cœur aussi serré que leur métier à tisser, et quand ça débordait, ça faisait des vagues jusqu'au sommet des pentes. Des révoltes ? Oh, quelques-unes, juste de quoi écrire un chapitre ou deux sur la lutte des classes dans les livres d'histoire. La Cour des Voraces, c'est aussi un joyau d'architecture, avec ses traboules mystérieuses où l'on pourrait presque s'attendre à croiser le fantôme d'un Canut en train de ruminer sur la cond...

Quand la musique voyageait en valise ! La petite histoire d'un tourne-disque légendaire

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Marcel Teppaz (1908-1964) Archives du groupe de recherche et d’histoire de la Ville de Craponne. « Joue-moi de l'électrophone, j'ai envie d'entendre des airs joyeux ! », chantait Charles Trénet en 1972. Qu'il soit posé sur un buffet plaqué, une table basse en formica ou un tapis Flokati, ce tourne-disque portable trouve sa place partout, permettant à la musique de pénétrer dans les foyers français. Avec sa petite valise renfermant un haut-parleur dissimulé sous son couvercle, cet appareil connaît un succès fulgurant, contribuant à accélérer l'émergence de la culture pop. Marcel Teppaz, entrepreneur visionnaire et créateur emblématique, a donné naissance à l'un des tourne-disques les plus légendaires de tous les temps. Ce petit bijou technologique, connu sous le nom de Teppaz, a conquis le cœur des amateurs de musique et a laissé une empreinte indélébile sur plusieurs générations. Sa conception novatrice en forme de petite valise portable en a fait un compagnon d...

De Lyon à l'Ain et de la miniature à la gloire : Émile Véron et ses Majorettes

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  3 échelles de Majorette, 1/60, 1/80, 1/100, 1975. Par Pantoine CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons . Pourquoi un article sur Émile Véron ? C’est une histoire qui commence par un coup de chance et qui finit par un petit coup de gueule. Un jour, je tombe sur un article de la presse locale qui recense 10 célébrités enterrées dans l’Ain. Parmi elles, Émile Véron, le papa des voitures Majorette.  (Tous les souvenirs d’enfance qui remontent d’un seul coup, grosse vague de nostalgie).  L’article précise que ce prodige du jouet repose à Ceyzériat. Ça tombe bien, c’est à deux pas de chez moi ! Ni une ni deux, je saute dans ma voiture (pas une Majorette, hélas) et je file au cimetière pour prendre une photo souvenir dans le but d’écrire un petit article sur ce blog. J’arrive sur place, je cherche, je fouille, je scrute partout. Rien ! Pas la moindre trace d’Émile Véron. Et pour cause ! Le « journaliste » s’est trompé. Émile Véron n’est pas enterré à Ceyzériat, mais à Saint-Bernard...

Le Cep Vermeil, le vin de table lyonnais

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Publicité Le Cep Vermeil sur panneau de bois,  Labalme-sur-Cerdon (01) Les vins de table, aujourd'hui appelés vins de France, sont des vins sans  appellation  qui résultent du coupage de vins de différentes aires de production. Longtemps considérés comme de piètres breuvages (piquette, gros rouge qui tâche...), certains sont aujourd'hui très appréciés.  Le Cep Vermeil était-il comparable au Kiravi ou au Gévéor, les célèbres piquettes trônant dans les cuisines de nos grands-parents ? Je ne le sais pas, n'en ayant jamais bu. Il est même très compliqué de trouver des informations sur ce vin de table. Personne n'en parle nulle part, pas même dans les vieux bouquins, ce qui laisse supposer qu'il n'a pas laissé un souvenir impérissable.  Nous savons seulement que la marque Cep Vermeil a été déposée à Lyon en 1926 par les Etablissements V. Bérard et Fils, marchands de vins en gros depuis 1860, domiciliés au  122-124 cours Gambetta, dans le 7e arrondissement. ...

Nom de rue - La rue Adamoli (Lyon)

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  Rue Adamoli, Lyon. Pierre Adamoli naquit le 5 août 1707. Il était issu, à ce qu'il paraît, d'une de ces nombreuses familles italiennes qui vinrent à Lyon, au XVIe siècle, chassées de leur pays par les compétitions politiques des partis. Il demeurait dans la rue Du Garet. Il fut garde des ports, ponts et passages de la ville de Lyon. Possesseur d'une fortune honnête, et aimant les sciences qu'il cultivait avec beaucoup de zèle, il put et sut se former une bibliothèque d'amateur qui avait du renom. Il possédait cinq à six mille volumes, exactement cinq mille six cents, relatifs en grande partie à l'histoire naturelle, choisis avec goût et tenus en bon état. Mais selon Monfalcon, qui devait s'y connaître, la renommée de cette bibliothèque, qui s'est prolongée pendant plus d'un siècle, n'était que médiocrement méritée. À sa mort, arrivée le 5 juin 1769, Adamoli céda sa bibliothèque à l'Académie de Lyon, à condition qu'elle soit ouverte au p...

[PHOTOS] - La Place de l'Abondance et ses commerces (Lyon)

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  La Place de l'Abondance. Avant que les chemins de fer aient facilité les communications, le roulage était une grande industrie. Tous les rouliers et leurs voitures, arrivant du Dauphiné et du Midi, avaient établi leur quartier général à la Guillotière ; Vaise recevait ceux du Bourbonnais, du Forez, du Beaujolais et de la Bourgogne ; la Croix-Rousse, ceux de la Bresse et du Bugey ; aussi ces faubourgs étaient-ils peuplés d'hôtelleries. A la Guillotière, l'une d'elles avait pour enseigne : A l'Abondance ; c'était une des plus célèbres et des plus achalandées. Derrière cette maison s'étendait un grand pré, qui s'appela le Pré de l'Abondance ; plus tard une rue prit ce nom. La rue actuelle n'est pas sur l'emplacement du terrain qui lui a donné son nom. Le logis de l'Abondance fut en partie démoli par le percement de la rue Vendôme. Ce qu'il en reste aujourd'hui forme l'angle sud-ouest, vers la Grande-rue de la Guillotière. Sourc...