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Affichage des articles associés au libellé Traces du passé

L'adieu aux saucissons

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Quelque part en Saône-et-Loire. En cette année de grâce 1993, dans un coin paumé de l’hexagone, la maison « Salaisons des Îles » ferma ses portes, non sans un soupir de soulagement des cochons alentour. Fondée en 1954 par un homme qui croyait dur comme fer que la charcuterie était l'avenir de l'homme, la boutique avait connu des jours de gloire et des nuits d’ivresse, où les saucissons se balançaient au plafond comme des pendus, mais en moins tragique. Pierre, le fondateur, était un homme de goût, un esthète de l'andouillette, un poète du pâté de campagne, un Rimbaud de la rillette. Son magasin était son œuvre, son chef-d'œuvre, son « Guernica » à lui, une espèce de Louvre du lardon. Mais voilà, les temps changent plus vite que les bactéries prolifèrent dans un pâté de foie, les artères se bouchent, et les préoccupations écologiques s’immiscent dans l’esprit des consommateurs. La légende raconte qu'avant de tourner la clé dans la serrure pour la dernière fois, Pierr...

L'Hôtel du Centre - Entre quiétude et métamorphose

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  Lélex, Ain. Regarde-moi cet endroit, t'y crois ? L'Hôtel du Centre, tout pimpant, tout blanc avec ses volets rouges, comme pour dire : « Hey, je suis là, au milieu de nulle part ! » Et puis ces petites montagnes, derrière, qui regardent de haut tout ce petit monde. Les voitures qui se pointent, à la va-comme-j'te-pousse, cherchant un coin pour poser leurs carcasses. Les arbres, discrets, qui se tiennent à carreau, histoire de pas déranger. Et puis ce petit trottoir, qui mène on ne sait où… Tout a l'air si tranquille, si posé, comme un dimanche après-midi où tout s'arrête. Mais dedans, qui sait ? Peut-être que ça bouillonne, que ça s'agite, que les verres trinquent et que les rires fusent. C'est un monde de contrastes, où la quiétude côtoie le tumulte, où l'apparence cache mille et une vies. Mais bon, de loin, on n'y voit que du feu. Tu sais, y'a des lieux comme ça, qui bravent le temps, qui résistent quand tout autour semble se déliter, s'e...

Chronique d'une boutique oubliée

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  Boutique mystère en Saône-et-Loire. Un store qui pend comme une loque, une porte qui ne s’ouvre plus et un drap sale qui fait semblant de protéger du soleil. Mais y a pas de soleil ici, y a que de l'ombre, de la poussière, de la tristesse. C'est le royaume des rats, des cafards, des araignées. Qu'est-ce qu'on vendait ici ? Des cercueils ? Des poisons ? Des malédictions ? Le marchand s’est tiré. Après lui, personne n'en a voulu de sa boutique, personne n'en a eu besoin, personne n'en a eu pitié. Elle est restée là, à moisir, à pourrir, à agoniser. Elle est restée là, à attendre que le temps passe, que le vent souffle, que la pluie tombe. Elle est restée là, à rêver d'un autre monde, d'un autre destin, d'une autre vie.

Publicité peinte Olida (RN7) - Voyage dans le temps et histoire de la marque

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  Jambon Olida, Route Nationale 7. L'épicerie fine Olida à Paris, 1900s. Olida - Une Épopée Parisienne Les premières lueurs En 1855, Paris, la ville lumière, voit naître une épicerie fine sous la direction éclairée d’Ernest Olida. Au Palais Royal, il dévoile ses trésors gastronomiques, avant de transposer son sanctuaire des saveurs rue Drouot. Là, il se convertit aux mystères de la charcuterie, inaugurant en 1896 sa première manufacture de transformation charcutière à Levallois-Perret, là où les rues Victor-Hugo et Baudin se croisent. Cette usine, témoin des époques, resta debout jusqu’aux années 1970, suscitant les quolibets des voyageurs de la SNCF en route vers la gare de Paris Saint-Lazare, qui moquaient sa proximité avec un cimetière.  Olida construit sa notoriété sur un trio emblématique : le jambon, le saucisson et le pâté de foie. L'entreprise est décorée à Verdun pour son rôle essentiel dans l'alimentation des troupes militaires. Elle assure également l'approv...

Publicité peinte Pathé Marconi (54) - Voyage dans le temps et histoire de la marque

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  Villerupt (54) par Underground Rock Press . Pathé Marconi, un géant de l'industrie musicale Pathé Marconi, emblème de l'industrie musicale française, a traversé les âges en façonnant le paysage audiovisuel du pays. De ses origines au sein du groupe britannique EMI à sa place prééminente dans le monde de la musique, l'histoire de cette entreprise est celle d'une aventure humaine et technologique sans pareille. Tout commence en 1896 quand Charles Pathé , déjà reconnu comme un pionnier du cinéma avec la fondation de la société Pathé Frères, croise le chemin de Guglielmo Marconi , l'inventeur italien qui, un an plus tôt, en 1895, avait mis au point le premier système de transmission sans fil par ondes radio.  Ces deux hommes partagent une passion commune : l'innovation. Ils vont  ensemble, transformer le silence en symphonie, l'obscurité en lumière. Affiche d'Adrien Barrère, Pathé frères. L'aventure débute vraiment en 1919, avec la création de la Compa...

L'ancienne auberge Ravier à Châtillon-de-Cornelle (Ain)

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Voici ce que l'on découvre sur cette auberge dans le livre  Richesses touristiques et archéologiques du canton de Poncin (2014) :  « Ancienne auberge Dusauget puis Ravier. Cette auberge offrait le gîte aux voyageurs et à leurs montures. » Fin de la découverte. Aucune date n'est mentionnée. On suppose donc qu'elle ne date pas d'hier car les voyageurs en monture, cela fait bien longtemps qu'on en voit plus.   L'enseigne peinte : F. Ravier Aubergiste. La grange pour les montures ? Intérieur de l'auberge. En face de l'ancienne auberge Ravier, sur une maison datée de 1851 est apposée une plaque commémorative : « La commune de Boyeux à la mémoire du curé Tirand tué par les allemands le 11 avril 1944. » Le 11 avril 1944, un groupe d'Allemands, rentrant de Nantua et qui s'était livré à de copieuses libations à Boyeux-Saint-Jérôme, passe au hameau de Châtillon-de-Corneille. Les soldats pillent les maisons et tirent à coups de mitrailleuses sur les habita...

L’agonie des quincailleries

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  Villeurbanne, Rhône. Quincaille, ça rime avec racaille. Pas besoin de citer nos deux racailles du jour. (C'était lors du résultat du 1er tour des dernières présidentielles.) On prend les mêmes et on recommence...  Les mêmes promesses, les mêmes mensonges Les mêmes tapent dans la caisses, les mêmes plongent Les mêmes sont dans la hess, les mêmes mangent Racailles ! Les mêmes menteurs trafiquent les mêmes comptes Les mêmes commis au service des mêmes pontes Les mêmes fils de pauvres sont incarcérés Les mêmes fils de riches sont formés pour régner En attendant qu'un homme du peuple émerge C'est rare de trouver un élu avec un casier vierge. - Racailles par Kery James .  La quincaillerie, c'est l'école de la vie. On y trouve toutes les réponses aux problèmes que l'on rencontre chez soi. Lyon Croix-Rousse J'entre dans la quincaillerie comme une folle. Je cherche des clous, des vis, des marteaux, tout ce qu'il faut pour réparer ma baraque qui tombe en ruine....