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Affichage des articles associés au libellé Hôtel

Les murmures de l'Hôtel de la Poste

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  Lyon Croix-Rousse C’est sûr, L'Hôtel de la Poste c'est pas la Villa Florentine. Au zinc, y'a Robert, le taulier. Un gars pas méchant, mais une gueule toujours bougonne, comme s'il avait mâché du gravier au petit-déj. Un matin, alors que Lyon s’éveille sous le crachin, une dame débarque. Elle est sapée comme pour un bal, mais sa binette dit qu'elle n'est pas là pour danser. C’est le genre de fille qui n'a pas mordu dans le gâteau de la vie du côté de la crème. — Bonjour beau brun, je cherche la chambre 12. Paraît qu'elle a vue sur le grand théâtre du monde, lance-t-elle avec un regard qui claque comme un coup de feu dans une ruelle sombre.  Robert la zieute avec des mirettes qui ont l'air de fouiller jusqu’au fond de son âme et lui répond sur un ton grimaçant. — La 12, ma belle, c'est tout un poème. Fais gaffe par contre, y'a des souvenirs accrochés aux rideaux qui pourraient te filer le cafard. C'est pas Versailles, hein, faut pas rêver...

L'Hôtel du Centre - Entre quiétude et métamorphose

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  Lélex, Ain. Regarde-moi cet endroit, t'y crois ? L'Hôtel du Centre, tout pimpant, tout blanc avec ses volets rouges, comme pour dire : « Hey, je suis là, au milieu de nulle part ! » Et puis ces petites montagnes, derrière, qui regardent de haut tout ce petit monde. Les voitures qui se pointent, à la va-comme-j'te-pousse, cherchant un coin pour poser leurs carcasses. Les arbres, discrets, qui se tiennent à carreau, histoire de pas déranger. Et puis ce petit trottoir, qui mène on ne sait où… Tout a l'air si tranquille, si posé, comme un dimanche après-midi où tout s'arrête. Mais dedans, qui sait ? Peut-être que ça bouillonne, que ça s'agite, que les verres trinquent et que les rires fusent. C'est un monde de contrastes, où la quiétude côtoie le tumulte, où l'apparence cache mille et une vies. Mais bon, de loin, on n'y voit que du feu. Tu sais, y'a des lieux comme ça, qui bravent le temps, qui résistent quand tout autour semble se déliter, s'e...

La France désuète et abandonnée : L'hôtel Tremblant (43)

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  « Au Tremblant », un nom étrange pour cet hôtel qui cache certainement une histoire passionnante (mais laquelle ?). Ce bâtiment, situé sur la commune de La Chaise-Dieu (Haute-Loire), a vu le jour en 1902, juste après l'ouverture de la gare locale. Sa position sur le plateau du Livradois l'exposait aux éléments déchaînés et c'est ainsi qu'il a été baptisé le « Tremblant ». Pendant un siècle, il a accueilli des voyageurs d'affaires, des vacanciers en quête de repos, des soldats permissionnaires et a été témoin de nombreux repas de famille ou banquets d'associations. Malgré ses deux étoiles, il a dû fermer ses portes au début des années 2000, faute de pouvoir se conformer aux normes plus strictes et à la concurrence des nouveaux modes d'hébergement et de consommation. Les vacanciers sont sur l’autoroute, les commerciaux vont dans les hôtels des zones industrielles, le train a disparu depuis fort longtemps… Le Tremblant est désormais un souvenir, mais il reste...

[PHOTOS] - Le domaine de la Cascade

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  Le Domaine de la Cascade a fermé définitivement ses portes en 2015. D'après un avis de 2010 : sale, plafonds moisis, pas de chauffage, bouffe dégueu et patron aux propos un peu trop chauds. #balancetonporc Finalement il fonctionne mieux en spot urbex. 😎

Ici on loge à pied et à cheval

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  Hôtel restaurant Berlincourt, Seyssel (74). « Ici, on loge à pied et à cheval » est une inscription qui figurait sur certaines auberges, indiquant ainsi qu'il y avait des chambres pour les voyageurs et des écuries pour leurs montures. Auberge du Mont des Princes, Seyssel, 2019. À l'abandon. Il ne savait trop « où aller casser une croûte ». Il aurait bien voulu cependant « manger un morceau » car, creusé par l'air vif, il mourait de faim. En vain inspecta-t-il d'un œil expérimenté les environs, il ne sut y découvrir aucune de ces larges enseignes d'autrefois où qui savait lire lisait : « Ici, on loge à pied et à cheval ! » aucune de ces bonnes vieilles auberges où jadis saltimbanques, rouliers et marchands forains fraternisaient à la même table ! Aucune Mère de compagnons où les lions du tour de France venaient faire les vantards devant ces nigauds de faubouriens qui n'étaient jamais sortis de leur trou ! Tout vu, tout-examiné, force lui fut, afin de se refaire...

[PHOTOS] - Vie et mort d'une auberge du XXe siècle en Saône-et-Loire

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  Le Relais de Grosne est situé sur l'ancienne Nationale 6, rebaptisée D906. Avant l’arrivée de l’autoroute, l’axe était l'un des plus fréquentés de France, surtout par les Parisiens en partance pour le Midi, grâce aux congés payés de 1936. En 1956, avec la 4e semaine de congés payés, les Nationales entrent dans l'ère du tourisme de masse. Lors de l’été 1957, la  Nationale 6  a vu passer près de 16 000 véhicules par jour, occasionnant de nombreux accidents et des pannes en tous genres : les voitures chauffaient, les joints de culasse pétaient, et les vacanciers n'avaient pas d'autre choix que la pause forcée. Galère pour eux, mais pannes bienvenues pour les commerçants du coin !  Devant le Relais de Grosne, les voitures avançaient telles des tortues, pare-chocs contre pare-chocs. Les serveurs de Grosne en profitaient pour inciter les voyageurs à s'arrêter pour faire tripaille et se reposer. Les bouchons des vacances ont fait les beaux jours du restaurant ! ...

Zoom sur les femmes de l'hôtel Jean Bret, héroïnes oubliées (Echallon, Ain)

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  En 1925, à l'hôtel Jean Bret, on organise des soirées musicales afin de récolter de l'argent pour l'hôpital.  En 1936, à l'hôtel Bret, on fête la victoire du Front Populaire. Dans les années 40, l'hôtel est tenu par Elise Bret, par sa sœur, veuve Marie Guercet, née Bret, et par sa nièce Yvonne Guercet. Après l'armistice de Pétain en 1940, l'hôtel devient le refuge de soldats permissionnaires de la zone nord occupée par les allemands. Fin 1942, les trois femmes sont les premières personnes de la région à prendre la responsabilité d'héberger les réfractaires de la déportation en Allemagne. Puis arrivent les premiers maquis, et on voit à l'hôtel, de paisibles clients tenir des conciliabules : ce sont des résistants. Fin 1943, l'hôtel Bret devient un centre d'accueil clandestin pour maquisards. Le 14 juillet 1944, les allemands envahissent le village et terrorisent la population. Les trois femmes évacuent les hommes blessés pour les mettre en l...