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Affichage des articles associés au libellé Témoignage

La laiterie de la Fontaine des Veuves (Charente-Maritime) par Pierre Bonte

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  Laiterie des Patis, service de la stérilisation, environs de La Loupe, Eure-et-Loir. Mon petit plaisir, lorsque je vadrouille dans les villages de l'Ain à la recherche de « traces du passé » qui me permettront peut-être d'écrire un article sur ce blog, est de jeter un œil dans les boites à livres mises à disposition ici et là. J'espère y trouver un petit recueil sur l'histoire locale, mais c'est chaque fois peine perdue. Parmi les romans divers et variés plus ou moins bons, les polars ou les livres pour les petiots, les livres d'histoire se font très rares. Un jour, je suis tombée sur des livres de Pierre Bonte , ce journaliste vu à la télé quand j'étais gosse, dans Le Petit Rapporteur , La Lorgnette , ou encore Envoyé Spécial . Il animait également une émission radio qui s'appelait Le bonheur est dans le pré , dans laquelle il interviewait (bien avant Jean-Pierre Pernaud) les habitants hauts en couleurs de la France rurale. Plus tard, à l'adolesce...

Zoom sur les femmes de l'hôtel Jean Bret, héroïnes oubliées (Echallon, Ain)

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  En 1925, à l'hôtel Jean Bret, on organise des soirées musicales afin de récolter de l'argent pour l'hôpital.  En 1936, à l'hôtel Bret, on fête la victoire du Front Populaire. Dans les années 40, l'hôtel est tenu par Elise Bret, par sa sœur, veuve Marie Guercet, née Bret, et par sa nièce Yvonne Guercet. Après l'armistice de Pétain en 1940, l'hôtel devient le refuge de soldats permissionnaires de la zone nord occupée par les allemands. Fin 1942, les trois femmes sont les premières personnes de la région à prendre la responsabilité d'héberger les réfractaires de la déportation en Allemagne. Puis arrivent les premiers maquis, et on voit à l'hôtel, de paisibles clients tenir des conciliabules : ce sont des résistants. Fin 1943, l'hôtel Bret devient un centre d'accueil clandestin pour maquisards. Le 14 juillet 1944, les allemands envahissent le village et terrorisent la population. Les trois femmes évacuent les hommes blessés pour les mettre en l...

Vieux métier : Les Peigneurs de Chanvre du Bugey par E. Jacquemet (1933)

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  Le teilleur de chanvre (Ain) Ce texte de E. Jacquemet, inspecteur primaire, est tiré du  Bulletin de la Société des naturalistes et des archéologues de l'Ain , 1934. Il était une fois..., c'est ainsi que commencent tous les contes. Mais ce qui va suivre n'est pas un conte, c'est l'histoire de groupements d'ouvriers migrateurs et saisonniers, originaires de quelques villages du Bugey et, je crois aussi, de la Savoie : les peigneurs de chanvre. Il fut un temps qui n'est pas très lointain, une cinquantaine d'années tout au plus, où la culture du chanvre était très en honneur dans tous les villages. Bien qu'elle ait à peu près disparu, beaucoup de terres où elle était pratiquée conservent encore le nom de « chènevières ». Cette culture alimentait toute une industrie familiale. Après la récolte qui avait lieu en août-septembre, le chanvre était mis à rouir sur le pré, dans la mare ou dans la rivière, selon les pays. Puis, pendant les veillées d'auto...

Descendance : Le pont de Neuville-sur-Ain est un peu le mien !

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  La petite histoire personnelle J'ai appris il y a peu de temps, une information étonnante concernant ma famille paternelle. Mon père m'apprend que sa mère, ma grand-mère donc, Yolande Aubry, descend de  Claude Charles Aubry de La Boucharderie . Claude Charles Aubry de La Boucharderie via Wikipedia . Ce jour-là, il m'appelle et me dit : " Tu iras voir la page Wikipédia du général  Claude Charles Aubry de La Boucharderie. C'est un ancêtre de ta grand-mère. Il y a du beau monde dans la famille ! " Puis il raconte : " Papa, Maman et moi avons vécu à Lens de 1939 à 1942. Un jour, Papa est revenu très tôt de son travail, la mine déconfite. Arrivé à la Poste de Lens où il travaillait, il avait découvert que le bâtiment avait complètement disparu, remplacé par un immense trou rempli de gravats. Ses collègues du service de nuit avaient tous été tués. Durant ces années pénibles à Lens, je voyais quasiment tous les jours mes grand-parents maternels qui avaient une...

Témoignage : Réflexions d'un instituteur rural sur la vie artisane à la campagne en 1910

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  Beaumont-sur-Sarthe J'établis, pour mon usage personnel, une sorte de cahier de la vie des corporations de ma commune. J’y consigne au fur et à mesure les observations que je fais sur chaque métier. C’est bien moins simple que je pensais. C’est un travail indispensable ; sans lui on va au hasard, on est pris au dépourvu, et les leçons sont vides, sans lien les unes avec les autres et fort fatigantes. C’est un dossier précieux qu’il faut compléter chaque année et mettre au point. J’ai cherché aussi à me procurer quelques vieux outils, quelques ustensiles d'autrefois ; j’ai dans un coin de ma chambre un vieux rouet avec des fuseaux, des lampes à huile, des étoffes ; il me manque des costumes anciens. Qu’on me comprenne. Je veux faire d’abord un historique sérieux sur ces professions. Chez le menuisier nous voyons des pièces toutes prêtes qui lui viennent de fabriques où les sculptures, les moulures sont faites à l’aide de machines-outils. Le vieux cabinet, la vieille armoire qu...