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Déconstruction des « 4 coins » - Ambérieu-en-Bugey face au temps

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  Ces nuages, là, tu les vois ? Comme des poings serrés, prêts à dégueuler leur rage. Et ces engins, foutus monstres d'acier... Ils s'acharnent, salauds, sur les ossements des vieilles baraques. Tout y passe, tout ! Les souvenirs, les cris, les rires... tout bouffé, digéré par ces bêtes sans cœur. Ça dévore, ça ravage, ça s'en fout... La fin, tu sens ? Tout s'effondre. Le clocher, lui, stoïque, il regarde ça, impassible, comme un vieux témoin fatigué d'une éternelle rengaine. Il voit le massacre, le tumulte, la sauvagerie de ces foutus monstres de fer. Et le bruit, ah le bruit ! Ça grince, ça hurle, ça déchire... On dirait le monde qui s'effrite, qui craque de partout. Mais c'est la vie, non ? Tout crève, tout renaît. La vieille peau s'efface, la nouvelle s'étire au soleil. Tristesse et beauté, la valse éternelle de la life. Ces images, elles te crachent tout ça en pleine gueule, sans un chuchotis. C'est le monde, ma vieille, ce foutu monde qui s...

Clap de fin pour la cité ouvrière Cleyzeau à Tenay (Ain)

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  Tenay - L'usine des Eaux-Noires et la cité Cleyzeau au fond. Durant longtemps Tenay n’a été qu’une modeste paroisse à vocation agricole autour de ses hameaux de Malix, du Chanay et de Plomb. Les paysans tissaient le chanvre qu’ils cultivaient pour fabriquer des vêtements et des toiles données à blanchir au bourg.  Vers 1747, l’industrie s’installe timidement à Tenay avec les blanchisseries Lempereur, Sourd et Joly qui s’établissent le long des « Eaux Noires ».  La première activité textile fut donc artisanale.  Tout changea au XIXe siècle avec la naissance de l’industrie et ses chefs d’entreprises que furent les Ronchaud, Dobler, Warnery, Morlot, Quinson, filant la soie avec des procédés techniques nouveaux. C’est ainsi que fut inventé le fameux procédé « schappe » qui consistait à faire un fil continu avec un cocon de soie défectueux, jusque-là inutilisable. Ces capitaines d’industrie, dont le plus célèbre fut Louis-Antoine Warnery, marquèrent durablement le paysa...

Triste fin pour le restaurant étoilé "la Mère Bourgeois" à Priay (Ain)

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L'enseigne peinte se dévoile avant totale disparition. Marie-Clémentine Humbert naît à Villette-sur-Ain en 1870. Le 3 novembre 1894, à l'âge de 24 ans, elle épouse André Bourgeois avec lequel elle se lance dans la restauration.  Après plusieurs années de restauration à Villette-sur-Ain, le couple achète en 1908 l'ancien Hôtel Foray, tenu par L. Emeyriat sur la commune voisine de Priay, au 85 Grand-Rue. L'établissement comprend un restaurant au rez-de-chaussée et quelques chambres à l'étage. C'est ainsi, et c'est ici que cette autodidacte commencera à se faire connaître auprès de la bourgeoisie environnante.  La première guerre mondiale fragilise l'entreprise, mais elle repart sans difficulté en 1920 et la Mère Bourgeois devient l'une des meilleures tables de France. L'hôtel-restaurant est très fréquenté par la clientèle parisienne qui se rend sur la Côte d'Azur mais également par la bourgeoisie lyonnaise, Priay étant situé à 56 km de la capit...