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Les tribulations d'un médecin de campagne (Saint-Germain-de-Joux, Ain)

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  En flânant dans le joli petit village de Saint-Germain-de-Joux, aux magnifiques Marmites de Géant , on aperçoit une grosse maison toute blanche dont les piliers du portail d'entrée sont ornés de deux bronzes à l'effigie des anciens propriétaires. C'est l'ancienne clinique des Dr Guillermet, père et fils.  Une clinique dans un si petit village éveille forcément la curiosité. (En tout cas la mienne.) À l'époque, il n'y avait rien d'extraordinaire à croiser ce genre d'édifice : nombre de bourgades possédaient un hôpital. De nos jours, c'est de la science-fiction ! La plupart des villages sont devenus des déserts médicaux. Les cliniques et hôpitaux d'antan se sont transformés en lieux d'habitation (pour le meilleur), ou ont été rasés pour faire place nette à de "magnifiques" lotissements aux doux noms bucoliques (pour le pire). Cette belle demeure du XVIIIe siècle, le célèbre écrivain et poète Jean Tardieu , né à  Saint-Germain-de-Jou...

Petit patrimoine : Les bornes-fontaines Bayard

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  Vieille enseigne Bayard à Villefranche-sur-Saône (69). « La rue de Normandie est une de ces vieilles rues, à chaussée fendue, où la ville de Paris n’a pas encore mis de bornes-fontaines, et dont le ruisseau noir roule péniblement les eaux ménagères de toutes les maisons… » ( Honoré de Balzac , Le Cousin Pons , 1847). Bayard est une entreprise lyonnaise spécialisée dans la vente de produits hydrauliques, particulièrement en fonte, destinés à l'adduction d'eau ou l'arrosage. Ses modèles les plus connus sont les bornes-fontaines et les bornes d'incendie. Fondée en 1881 par Jean-Louis Bayard (fils de François Bayard, dit « Baron », modeste ouvrier serrurier à Chambéry qui inventa une machine à fabriquer des clous), au 27 rue de la Rize, elle est tout d’abord spécialisée dans les robinets de bouillottes et les robinets vinicoles, ainsi que la barre sèche-torchons des noirs fourneaux qui ne s'appellent pas encore « cuisinières ».  En 1901, Bayard invente la première bo...

Zoom sur les femmes de l'hôtel Jean Bret, héroïnes oubliées (Echallon, Ain)

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  En 1925, à l'hôtel Jean Bret, on organise des soirées musicales afin de récolter de l'argent pour l'hôpital.  En 1936, à l'hôtel Bret, on fête la victoire du Front Populaire. Dans les années 40, l'hôtel est tenu par Elise Bret, par sa sœur, veuve Marie Guercet, née Bret, et par sa nièce Yvonne Guercet. Après l'armistice de Pétain en 1940, l'hôtel devient le refuge de soldats permissionnaires de la zone nord occupée par les allemands. Fin 1942, les trois femmes sont les premières personnes de la région à prendre la responsabilité d'héberger les réfractaires de la déportation en Allemagne. Puis arrivent les premiers maquis, et on voit à l'hôtel, de paisibles clients tenir des conciliabules : ce sont des résistants. Fin 1943, l'hôtel Bret devient un centre d'accueil clandestin pour maquisards. Le 14 juillet 1944, les allemands envahissent le village et terrorisent la population. Les trois femmes évacuent les hommes blessés pour les mettre en l...