Tony Burais, photographe disparu mais toujours à la porte

Photographie, 2 rue Burais, 69100 Villeurbanne Villeurbanne, angle des rues Léon Blum et Burais. On passe, on regarde à peine. Une vieille façade, une porte en bois, le genre qu’on ne repeint plus depuis Pompidou, avec deux volutes de fer forgé et, au-dessus, un mot gravé comme un vestige : PHOTOGRAPHIE. C’est tout ce qu’il reste, aujourd’hui encore visible, du studio de Tony Burais, photographe actif vers 1900, installé là, au cœur du quartier Grandclément, avant que la photo de famille ne soit remplacée par la borne selfie du centre commercial. Tony, de son vrai nom Antoine Burais, est né le 15 août 1854 à Villeurbanne, dans une famille modeste (son père était marchand épicier). Il y a vécu. Il y a travaillé. Et c’est là qu’il est mort, le 25 mars 1933, à l’âge de 78 ans, veuf. Il repose au cimetière ancien de Cusset, à deux pas de son atelier. Il aura vu naître la Troisième République, vu l’essor du tramway, la disparition des chevaux de livraison et les premiers grésill...