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De Lyon à l'Ain et de la miniature à la gloire : Émile Véron et ses Majorettes

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  3 échelles de Majorette, 1/60, 1/80, 1/100, 1975. Par Pantoine CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons . Pourquoi un article sur Émile Véron ? C’est une histoire qui commence par un coup de chance et qui finit par un petit coup de gueule. Un jour, je tombe sur un article de la presse locale qui recense 10 célébrités enterrées dans l’Ain. Parmi elles, Émile Véron, le papa des voitures Majorette.  (Tous les souvenirs d’enfance qui remontent d’un seul coup, grosse vague de nostalgie).  L’article précise que ce prodige du jouet repose à Ceyzériat. Ça tombe bien, c’est à deux pas de chez moi ! Ni une ni deux, je saute dans ma voiture (pas une Majorette, hélas) et je file au cimetière pour prendre une photo souvenir dans le but d’écrire un petit article sur ce blog. J’arrive sur place, je cherche, je fouille, je scrute partout. Rien ! Pas la moindre trace d’Émile Véron. Et pour cause ! Le « journaliste » s’est trompé. Émile Véron n’est pas enterré à Ceyzériat, mais à Saint-Bernard...

L’Ain face au loup : entre légendes, conflits et cohabitation

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  Le loup par Jacques de Sève, 1754. Comment le loup a marqué l’histoire et la mémoire de l’Ain Le loup, quel animal fascinant et terrible à la fois ! Dans les mémoires des gens de la région, il laisse souvent un goût amer. Saviez-vous qu’autrefois, il y a bien longtemps, les loups étaient communs aux environs de Bourg-en-Bresse ? Il est dit que lors de rudes hivers, ces beaux animaux n'hésitaient pas à venir rôder dans les faubourgs, jusqu'à la porte des maisons, pour enlever quelques malheureux chiens.  Au Moyen Âge, le loup est considéré comme une menace pour les troupeaux et les habitants de la région. Des louveteries sont créées pour réguler leur population et protéger les élevages.  En 1598, la région subit les ravages de l'armée du « bon roi Henri ». Les habitants de Saint-Rémy , cherchant refuge dans les bois pour échapper aux soudards, sont également confrontés aux loups affamés qui ne font qu'une bouchée de certains d'entre eux.  En l’été 1738, après le tr...

De la prospérité à l'abandon - Les boutiques d'un autre temps (Part I)

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  À la Renommée, on y trouvait tout ce qu'il fallait, mais aujourd'hui, c'est plutôt auprès des chasseurs de vieilles enseignes que le magasin s'est trouvé une nouvelle renommée.   Le canal silencieux.  Baux à céder. A-t-il seulement ouvert un jour ce cabinet d'architectes ?  Trace Beauté Le Verre Gravé, nouveau groupe de métal qui fait s'emballer l'ombre des cheminées (surtout celle de droite).  Le seul tourment qu'on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c'est l'envie de pisser. François Cavanna , Les pensées , 1994. Touchés par la crise, de nombreux marchands d'armes se sont reconvertis dans la lingerie. Les armes de la séduction. - Roland Topor , Pense-bêtes , 1992. La planète, c’était un jardin.  C’est devenu un magasin.  On avait un monde à vivre.  On en a fait un monde à vendre. Anatole Maquaire Pour qui sonne le glas. Jeu de mots. Chez Cornelia Décor Conseil on pouvait trouver son bonheur et repartir avec des merveilles po...

L’imprimerie disparue de Saint-Flour : un bastion de la résistance intellectuelle et artistique

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  Typo de l’enseigne : B anco (1951) du célèbre Roger Excoffon (Merci Alain pour cette info) Photo prise le 20 août 2022. Saint-Flour, Cantal. Les anciennes boutiques recèlent des histoires fascinantes. Chacune de ces antiques devantures est un témoin de ce temps révolu, de ces modes de vie, de ces pratiques d'antan. Derrière ces vitres crasseuses, combien d'évocations, de souvenirs et de mystères demeurent enfouis, hélas, dans l'oubli ? Les murs, eux, ont vu vivre bien des gens, ont enregistré tant d'événements survenus dans le quartier, ont subi les soubresauts des changements économiques et sociaux qui ont façonné la cité ou le village. Bien qu'elles ne soient plus en activité, ces boutiques témoignent encore de leur passé. Elles ont une âme ! Il suffit de s'arrêter un instant devant l'une d'elles pour imaginer les personnages qui y ont évolué, les histoires qui s'y sont déroulées. Ces vénérables échoppes sont comme des livres d'histoire, at...

Plaques de cocher (Part II)

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  La partie I des plaques de cocher .  Les plaques de cocher sont des plaques indicatrices en fonte ou en zinc qui étaient placées au bord des routes au XIXe siècle et au début du XXe siècle en France pour indiquer les directions et les distances aux voyageurs, notamment aux cochers. Elles ont été mises en place suite à une circulaire du ministère des Ponts et Chaussées datée du 15 avril 1835 qui demandait aux préfets d’installer des poteaux indicateurs directionnels sur les routes nationales et départementales. Les plaques de cocher comportaient le nom du lieu d’implantation, la désignation de la route, le nom des bourgs les plus proches ou les plus importants et les distances en kilomètres. Les lettres et les chiffres étaient en relief et peints en blanc pour être plus lisibles. Les plaques de cocher ont progressivement disparu avec l’arrivée de l’automobile et l’évolution de la signalisation routière. Certaines ont été détruites, d’autres ont été conservées ou restaurées pa...