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Louise Pioda, une burgienne courageuse sous l'occupation

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  Louise Pioda « La notion de « Résistance civile » tend d'abord à désigner la quotidienneté d'un état d'esprit de résistance, au sein d'une société occupée ou dominée par une puissance étrangère. En général, c'est ce qu'on appelle la « résistance des anonymes », par définition non spectaculaire, faite de milliers de petits actes oppositionnels. » - Extrait du Dictionnaire historique de la Résistance , sous la direction de F. Marcot, collections Bouquins, édition Robert Laffont, 2006. Dans l'Ain, terre aux mille visages, les femmes, de toutes générations et de toutes conditions, se sont élevées dans l'ombre de la Résistance. Avec un dévouement inébranlable, elles ont soutenu les hommes de leur vie - époux, frères, fils - engagés dans cette lutte acharnée. Leur rôle ne s'est pas limité au soutien moral ; elles sont devenues les piliers de cette résistance, cachant les armes, offrant refuge et soins aux combattants épuisés. Elles sont incarnées par des...

L'adieu aux saucissons

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Quelque part en Saône-et-Loire. En cette année de grâce 1993, dans un coin paumé de l’hexagone, la maison « Salaisons des Îles » ferma ses portes, non sans un soupir de soulagement des cochons alentour. Fondée en 1954 par un homme qui croyait dur comme fer que la charcuterie était l'avenir de l'homme, la boutique avait connu des jours de gloire et des nuits d’ivresse, où les saucissons se balançaient au plafond comme des pendus, mais en moins tragique. Pierre, le fondateur, était un homme de goût, un esthète de l'andouillette, un poète du pâté de campagne, un Rimbaud de la rillette. Son magasin était son œuvre, son chef-d'œuvre, son « Guernica » à lui, une espèce de Louvre du lardon. Mais voilà, les temps changent plus vite que les bactéries prolifèrent dans un pâté de foie, les artères se bouchent, et les préoccupations écologiques s’immiscent dans l’esprit des consommateurs. La légende raconte qu'avant de tourner la clé dans la serrure pour la dernière fois, Pierr...

Odette Laguerre, une féministe aindinoise de la Belle Époque

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Odette Laguerre Chères lectrices, chers lecteurs, installez-vous dans vos fauteuils et prêtez l'œil à une chronique que j'avais égarée au fond d'un tiroir, coincée entre un billet de loterie aussi illusoire qu'une promesse de ponctualité ferroviaire et une missive amoureuse, gauchement griffonnée aux temps des bancs scolaires. Aujourd'hui, je ressuscite ce récit, non pas pour son acuité évidente dans notre combat actuel contre les violences faites aux femmes, mais parce qu'il est impératif, dans cette noble lutte, de se remémorer les figures emblématiques. L'article, rédigé en mars 2022 pour la Suffragettes Week à la  Tannerie de Bourg-en-Bresse , narre l'odyssée d'Odette Laguerre, femme aussi singulière qu'un trèfle à quatre feuilles au milieu d'un champ de pissenlits. Odette, figurez-vous, n'était pas une suffragette de l'ordinaire. Elle ne se contentait pas de brandir une pancarte ou clamer des slogans. Non, Odette faisait partie d...

L'Hôtel du Centre - Entre quiétude et métamorphose

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  Lélex, Ain. Regarde-moi cet endroit, t'y crois ? L'Hôtel du Centre, tout pimpant, tout blanc avec ses volets rouges, comme pour dire : « Hey, je suis là, au milieu de nulle part ! » Et puis ces petites montagnes, derrière, qui regardent de haut tout ce petit monde. Les voitures qui se pointent, à la va-comme-j'te-pousse, cherchant un coin pour poser leurs carcasses. Les arbres, discrets, qui se tiennent à carreau, histoire de pas déranger. Et puis ce petit trottoir, qui mène on ne sait où… Tout a l'air si tranquille, si posé, comme un dimanche après-midi où tout s'arrête. Mais dedans, qui sait ? Peut-être que ça bouillonne, que ça s'agite, que les verres trinquent et que les rires fusent. C'est un monde de contrastes, où la quiétude côtoie le tumulte, où l'apparence cache mille et une vies. Mais bon, de loin, on n'y voit que du feu. Tu sais, y'a des lieux comme ça, qui bravent le temps, qui résistent quand tout autour semble se déliter, s'e...

Chronique d'une boutique oubliée

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  Boutique mystère en Saône-et-Loire. Un store qui pend comme une loque, une porte qui ne s’ouvre plus et un drap sale qui fait semblant de protéger du soleil. Mais y a pas de soleil ici, y a que de l'ombre, de la poussière, de la tristesse. C'est le royaume des rats, des cafards, des araignées. Qu'est-ce qu'on vendait ici ? Des cercueils ? Des poisons ? Des malédictions ? Le marchand s’est tiré. Après lui, personne n'en a voulu de sa boutique, personne n'en a eu besoin, personne n'en a eu pitié. Elle est restée là, à moisir, à pourrir, à agoniser. Elle est restée là, à attendre que le temps passe, que le vent souffle, que la pluie tombe. Elle est restée là, à rêver d'un autre monde, d'un autre destin, d'une autre vie.

Le Fort-Cellier : Une curiosité méconnue du Bugey

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  De la Forteresse Stratégique au Château d'Opérette (Virignin, 01) Ah ! La route du défilé de Pierre-Châtel, ce ruban d'asphalte qui serpente entre Yenne et La Balme, offrant aux âmes vagabondes une échappée belle à travers le tableau vivant de la nature. Lorsque les voyageurs parcourent ce chemin, ils se sentent comme les vedettes d'un film à grand spectacle, avec la nature qui joue le rôle de la diva capricieuse. Et juste quand ils pensent avoir tout vu, un coup d'œil vers le ciel révèle une surprise nichée dans le ventre rocheux, veillée par l'ombre grandiose de la Chartreuse de Pierre-Châtel. À 45 mètres au-dessus des eaux dansantes du Rhône, là où l'Ain et la Savoie se donnent rendez-vous, se perche le Fort-Cellier, un petit bijou architectural connu sous des sobriquets aussi charmants que le « Château en carton-pâte »,  le « Château de la grotte des Romains »  ou encore le « Décor d'opérette ».  La première vision du fort ressemble à une scène tout dr...

Publicité peinte Olida (RN7) - Voyage dans le temps et histoire de la marque

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  Jambon Olida, Route Nationale 7. L'épicerie fine Olida à Paris, 1900s. Olida - Une Épopée Parisienne Les premières lueurs En 1855, Paris, la ville lumière, voit naître une épicerie fine sous la direction éclairée d’Ernest Olida. Au Palais Royal, il dévoile ses trésors gastronomiques, avant de transposer son sanctuaire des saveurs rue Drouot. Là, il se convertit aux mystères de la charcuterie, inaugurant en 1896 sa première manufacture de transformation charcutière à Levallois-Perret, là où les rues Victor-Hugo et Baudin se croisent. Cette usine, témoin des époques, resta debout jusqu’aux années 1970, suscitant les quolibets des voyageurs de la SNCF en route vers la gare de Paris Saint-Lazare, qui moquaient sa proximité avec un cimetière.  Olida construit sa notoriété sur un trio emblématique : le jambon, le saucisson et le pâté de foie. L'entreprise est décorée à Verdun pour son rôle essentiel dans l'alimentation des troupes militaires. Elle assure également l'approv...